Monostore Belgique
Partie du Groupe Monostore

Monostore (Quartier général)

Nijverheidstraat 28, 8710 Wielsbeke - Belgique

+0032 (0)9 210 31 60
+0032 (0)9 210 31 65
info@bio-dynamics.be

Contact LinkedIn Télécharger Actualités
Actualités
Date de publication: 28/10/2026

Ce que le PGDA exige de votre citerne à lisier

En Wallonie, le PGDA n’exige pas seulement une citerne à lisier étanche : il exige que cette étanchéité puisse être vérifiée. Cette nuance a des conséquences directes sur la conception, car un contrôle permanent suppose un dispositif de drainage sous l’ouvrage, prévu dès l’étude et non ajouté après coup.

Fosse à lisier circulaire en béton avec couverture, dans une prairie
Une fosse à lisier couverte. Sans joint ni membrane, aucun composant ne vieillit indépendamment de la structure.

Ce que demande le PGDA

Le Programme de gestion durable de l’azote encadre le stockage des effluents d’élevage en Wallonie. Trois exigences structurent la conception d’une fosse à lisier :

  • Une capacité de six mois de production d’effluents liquides.
  • Un supplément pour les précipitations lorsque la fosse n’est pas couverte : 220 litres par mètre carré de surface ouverte doivent s’ajouter au volume calculé.
  • Une étanchéité vérifiable, c’est-à-dire contrôlable dans le temps, ce qui implique un dispositif de drainage sous l’ouvrage permettant de détecter une infiltration.

« Étanche » et « vérifiable » ne sont pas la même exigence

Une fosse peut être parfaitement étanche sans que personne ne puisse le démontrer. C’est précisément ce que la réglementation veut éviter. Exiger une étanchéité vérifiable, c’est demander que l’ouvrage soit conçu de façon à ce qu’une fuite se manifeste quelque part où on peut la constater, plutôt que dans le sol.

Concrètement, cela signifie un drainage de contrôle sous le radier, raccordé à un regard accessible. Si du liquide y apparaît, l’information remonte. Ce dispositif doit figurer dans l’étude : le glisser sous un ouvrage déjà construit est impossible.

Combien de points de contrôle votre ouvrage comporte-t-il ?

C’est la question qui départage les modes constructifs. Un contrôle d’étanchéité porte sur les points singuliers, c’est-à-dire les endroits où l’étanchéité n’est pas assurée par la masse du béton.

Sur une citerne assemblée à partir d’éléments préfabriqués, chaque joint vertical est un point singulier. Une citerne de vingt éléments comporte vingt points à surveiller, plus la liaison radier-paroi. Sur un bassin à géomembrane, chaque soudure est un point singulier. Sur une fosse coulée sur place en une opération continue, il n’y en a aucun : la paroi est un seul matériau continu, et la liaison entre le radier et l’amorce de paroi est elle-même monolithique.

Dimensionner correctement

Le calcul se fait dans cet ordre :

  1. Déterminez la production d’effluents liquides sur six mois, selon votre cheptel.
  2. Si la fosse reste découverte, ajoutez 220 litres par mètre carré de surface ouverte.
  3. Prévoyez une revanche au-dessus du niveau maximal pour la mousse et les précipitations entre deux reprises.

Le deuxième point mérite attention, car il fonctionne dans les deux sens : l’eau de pluie occupe du volume de stockage et augmente ensuite le volume à épandre. Une couverture supprime largement ce poste et réduit par ailleurs les émissions ammoniacales. Le calcul de rentabilité d’une couverture vaut d’être fait une fois, sur la durée de vie de l’ouvrage.

Et en France ?

Le cadre diffère. Le stockage des effluents d’élevage relève du règlement sanitaire départemental ou de la réglementation ICPE selon la taille de l’élevage, et les durées de stockage sont fixées par le programme d’actions nitrates applicable à la zone concernée. Les exigences de conception convergent néanmoins : un ouvrage étanche, durable, et dont l’état peut être constaté.

En résumé

Six mois de capacité, plus 220 litres par mètre carré si l’ouvrage n’est pas couvert, et une étanchéité qui doit pouvoir être contrôlée dans la durée. Cette dernière exigence est celle qui pèse le plus sur le choix constructif, car elle porte sur le nombre de points singuliers que comporte la paroi.

Le détail de la construction figure sur la page consacrée à la fosse à lisier en béton.

Ce texte présente les grandes lignes de la réglementation et ne constitue pas un avis juridique. Les prescriptions de votre autorité compétente font foi pour votre situation.